C'est toi que mon coeur a choisi - 08/02/2008

"C'est toi que mon coeur a choisi" chantait Piaf... je n'y peux rien, le mien t'avait choisi et je ne le maîtrise pas lorsqu'il s'agit d'amour. Il domine ce choix et je l'accepte, je lui fais confiance.

J'ai beau tenter de t'oublier, lui ne le souhaite pas.

D'autres bras pourront tenter de remplacer ta douceur mais je sais, au fond, qu'ils ne feront que me rapprocher toujours un peu plus de toi. D'autant que la comparaison est inévitable et tu es et seras toujours PLUS et donc MIEUX que...

Personne ne te remplacera vraiment jamais.

Tu es celle qui avait réussie à me faire oublier mon seul et vrai amour mais tu ne m'as pas prise au sérieux. Tu demeurais jalouse d'elle.

Il est vrai que les débuts n'ont été facile ni pour toi ni pour moi.

Nous nous cherchions mais pas de la même façon.

Je tentais de tourner une page douloureuse de ma vie, je cherchais à me reconstruire et surtout je devais me retrouver avant d'être capable d'aimer sincèrement et pleinement de nouveau.

Tu es arrivée trop tôt dans ma vie mais comme je t'ai tout de suite reconnue alors j'ai voulu tenter de te rencontrer et te connaître au mieux de peur de passer à côté de notre amour.

Je n'ai pas fait confiance à l'amour... à notre Amour !

Tu n'étais pas disposée à aimer dans ces conditions. Tu n'étais pas encore prête à partager ta vie et encore moins à sortir du placard dans lequel tu t'es laissée enfermer au fil des années.

Trop peur du jugement, du regard d'autrui qu'il soit professionnel ou familial.

Mais, sans aucun doute, tu dois l'admettre, tu aimes les femmes !

Alors, il te faudra, à ta convenance, soit l'assumer un jour et être heureuse soit vivre dans l'erreur ou le mensonge avec la souffrance qui l'accompagne, au fur-et-à-mesure des années.

Mais au fond, j'ai confiance car tu es un être merveilleux et je sais que tu peux aussi faire preuve de courage... Il te faudra juste un peu de temps... celui-là même que je ne t'ai pas accordé car à mes yeux, t'aimer, était trop naturel pour m'en priver.

Sache, en tout cas, qu'après elle, il y a eu toi.

Mais qu'après toi, il n'y aura que toi !

Et ce n'est pas une différence négligeable, tu en conviendras.

La situation que tu nous imposes est difficile mais m'a été bénéfique. J'ai ainsi réussi à terminer le travail que j'avais commencé sur moi. A me retrouver enfin et à être et demeurer. Vivre enfin seule et heureuse, quelques soient les circonstances extérieures.

Retourner vers autrui et aimer les autres autant que la vie. Enfin.

Simplement, la situation actuelle m'oblige à reconvertir mon corps à défaut de mon coeur.

Je suis jeune et désirable donc de nouveau très convoitée. Je compte donc profiter de toutes les opportunités qui se présentent à moi en ton absence. Pour le fun, pour le partage et pour occuper mes sens à défaut de mon coeur.

Mon coeur a de la mémoire et te restera toujours fidèle.

Il n'attend qu'un signe de toi pour se renouveler et pardonner cette absence interminable.

Mais mon corps ne m'appartient plus depuis que tu es partie. "Il faut bien que le corps exulte", chantait Brel !

Alors comme je dois vivre sans toi; je vis et vis plutôt bien, malgré tout.

Je suis en vie, ça n'a pas de prix et je suis avec toi par l'esprit même si tu n'es plus là physiquement.  

Mais la vie continue... et je ne peux que respecter ton choix de repli voire d'oubli.

Sois heureuse, mon Amour.

Ta plume de lune,... ta grosse patate "pourrie" ! oui, c'est moi qui le dit...

 

Marie Mahn

le 8 février 2008



Article ajouté le 2008-02-08 , consulté 219 fois

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